Skip to main content
Home » Immobilier et Rénovations » Les bâtiments, pierre angulaire de la transition énergétique
Immobilier et Rénovations

Les bâtiments, pierre angulaire de la transition énergétique

Eric Monami, ENERGY ADVISOR, EDORA - © PHOTO : LAURA NETHERCOTT

La part des sources renouvelables dans le mix électrique belge ne cesse d’augmenter ; Et ce n’est pas terminé. L’an dernier, le vent et le soleil ont quasiment fourni à eux seuls 30 % de la consommation belge d’électricité. Et d’ici 2030, la Wallonie compte sur les filières éoliennes et photovoltaïques pour couvrir plus de la moitié de ses besoins.

Cette montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix électrique pose à son tour d’autres défis : Il arrive de plus en plus souvent que nous produisions « trop » d’électricité, soit localement, avec comme conséquence que des onduleurs décrochent pour protéger les réseaux de distribution, soit plus globalement, en faisant alors plonger les prix de gros en négatif. Ce sont les signes d’une transition énergétique qui se borne encore essentiellement à verdir notre production actuelle d’électricité, alors qu’environ 80% de l’énergie que nous consommons, notamment pour nous chauffer et nous déplacer, est toujours largement d’origine fossile et, elle aussi, à décarboner sans plus attendre.

Il ne suffit donc plus de couvrir de panneaux photovoltaïques un nombre toujours plus grand de toitures neuves et existantes.

D’ici environ deux ans, les prix des combustibles et carburants fossiles augmenteront progressivement, en intégrant le coût environnemental des gaz à effet de serre émis lors de leur utilisation. Il ne suffit donc plus de couvrir de panneaux photovoltaïques un nombre toujours plus grand de toitures neuves et existantes en s’équipant, le cas échéant, d’une borne de recharge intelligente ; Pour valoriser localement une part sans cesse croissante d’électricité verte, le moment est également venu de compléter ou de remplacer autant que possible nos chaudières fossiles par des chauffe-eau électriques ou thermodynamiques à accumulation ou par d’autres pompes à chaleur, éventuellement couplées à un réseau de chaleur basse température.

Et il n’est certainement pas nécessaire d’avoir rénové l’ensemble du bâti pour y penser : Décarboner son eau chaude sanitaire grâce à l’énergie solaire est possible et rentable quasiment partout  ; Bien des logements sont d’ores et déjà compatibles avec un type ou l’autre de pompe à chaleur ; Et ce que les pompes à chaleur ne peuvent pas encore, le bois-énergie le peut, et de mieux en mieux, que ce soit en appoint des premières, à l’aide de poêles et d’inserts toujours plus performants, ou alors seul, au moyen de chaudières biomasse. En tant que fédération des énergies renouvelables, EDORA appelle donc les autorités à se saisir autant des opportunités que des contraintes de la transition énergétique.

Next article