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Valoriser le surplus photovoltaïque : une nouvelle opportunité énergétique

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Après la vague massive d’installations photovoltaïques, la transition énergétique entre dans une phase d’optimisation. Emilien Feron, CEO de Soliseco, propose une solution ingénieuse pour maximiser l’autoconsommation : transformer l’excédent d’électricité en énergie thermique. Une approche tant économique qu’écologique.

Emilien Feron

CEO

Soliseco

Pendant des années, l’objectif principal était de couvrir les toitures de panneaux solaires. Aujourd’hui, face à la saturation du réseau et à l’apparition de tarifs d’injection parfois négatifs – où le producteur doit payer pour envoyer son électricité sur le réseau -, la priorité a changé. « La deuxième phase de la transition consiste à autoconsommer un maximum », souligne Emilien Feron. « A cette fin, notre solution vise à transformer le surplus photovoltaïque en eau chaude et enchaleur. »

Le principe est facile à comprendre : dès qu’une habitation commence à renvoyer de l’énergie vers le réseau, le système Soliseco capte ce surplus pour alimenter le système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire. Universel, le dispositif s’adapte à n’importe quelle chaudière existante, qu’elle fonctionne au gaz ou au mazout.

A cette fin, notre solution hybride vise à piloter la production d’eau chaude et de chaleur à partir du surplus photovoltaïque.

Le stockage thermique, une alternative rentable aux batteries

Si les batteries électrochimiques sont souvent mises en avant, Emilien Feron prône une vision plus pragmatique et accessible : « Le kilowattheure de stockage thermique revient 3 à 10 fois moins cher que le kilowattheure stocké dans une batterie classique. Pour un ménage, l’économie est concrète : entre 2 et 6 litres de mazout économisés par jour. » Sur l’année, le CEO nous confie avoir lui-même réduit sa consommation de gaz de 60 %, permettant de couper la chaudière durant 6 à 8 mois par an.

Cette solution s’adresse aux particuliers, PME et collectivités, avec un enjeu économique majeur : les process des entreprises sont souvent gourmands en chaleur. «  En évitant l’injection à perte et en réduisant la dépendance aux énergies fossiles, le retour sur investissement est rapide. »

Basée à Wavre, Soliseco mise sur un ancrage local fort ; le système est entièrement produit en Wallonie. Depuis son lancement en 2022, l’entreprise connaît une croissance rapide, avec déjà plus de 100 systèmes en fonction et un développement actif vers le Luxembourg et les Pays-Bas. « Il faut rester pragmatique et décarboner par étapes », conclut Emilien Feron. Une philosophie qui séduit un marché en quête de solutions simples, universelles et abordables.

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