Face à une accélération technologique sans précédent, la cybersécurité ne peut plus être seulement réactive. Pour Mathieu Michel et Stéphane Pochet, Fondateurs de Varden Security, la protection des entreprises repose sur une approche proactive : le hacking éthique. En simulant les méthodes des assaillants, leur société identifie les failles avant qu’elles ne soient exploitées.
Mathieu Michel, FONDATEUR DE VARDEN SECURITYet Stéphane Pochet, FONDATEUR DE VARDEN SECURITY
Dans un monde où la transformation digitale est le moteur de l’économie, la surface d’attaque des organisations s’est étendue. Mathieu Michel en est convaincu : « La cybersécurité offensive est la seule réponse adaptée. Notre métier est précisément de simuler des attaques auprès de nos clients pour vérifier où sont leurs fragilités. »
Varden Security réalise des tests de pénétration (pentests) sur mesure – réseaux, applications web, mobiles ou Cloud – en intégrant l’IA. « L’enjeu est crucial : les cyberattaquants utilisent désormais l’IA pour automatiser et sophistiquer leurs assauts. Ne pas l’utiliser en défense serait une erreur stratégique majeure », martèle le cofondateur. Et de préciser : « L’innovation se traduit ici par une agilité constante, car un test ponctuel peut devenir obsolète en 48 heures si une nouvelle vulnérabilité apparaît. »
Un radar intelligent pour une sécurité continue
Le produit phare de la société, Varden Sentinel, incarne cette vision d’une sécurité dynamique. « Notre tableau de bord permet une analyse permanente de la posture de cybersécurité d’une organisation. Contrairement aux audits classiques, Sentinel agit comme un radar en continu. Il scanne trois angles complémentaires : la surface d’attaque extérieure, l’infrastructure interne – par exemple pour détecter des firmwares obsolètes sur des imprimantes ou serveurs – et la conformité réglementaire, notamment à l’égard de la directive européenne NIS2.
Mêlant rapports automatisés et analyses boostées à l’IA, cette approche hybride permet aux dirigeants de générer, en un clic, un état des lieux précis. « C’est un outil indispensable pour démontrer sa fiabilité auprès de partenaires, tout en réduisant le temps d’intervention d’un auditeur humain », souligne Mathieu Michel. Au-delà de l’aspect technique, il voit aussi dans cette mission une dimension sociétale : « Sécuriser une entreprise, c’est protéger l’ensemble de l’écosystème numérique. La transformation digitale, sans ce bouclier permanent, reviendrait à laisser les fenêtres de sa maison grandes ouvertes. »