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Entreprendre

« Généraliser l’accompagnement des porteurs de projet »

Pierre-Frédéric Nyst, Président de l’UCM.
Pierre-Frédéric Nyst, Président de l’UCM.
Pierre-Frédéric Nyst, Président de l’UCM.

L’an dernier, 100 113 hommes et femmes ont créé leur entreprise en Belgique, un record ! Mais l’évolution wallonne inquiète et le taux d’échec reste trop élevé. Explication de Pierre-Frédéric Nyst, Président de l’UCM.

En 2013, il y avait 77 471 starters dans le pays. Cinq ans plus tard, la barre des 100 000 est franchie. La hausse concerne aussi bien les activités en société qu’en personne physique, à titre principal ou complémentaire. Compte tenu des cessations, le gain net est de 22 607. Le nombre d’entreprises augmente dans tous les grands secteurs, à la notable exception de l’horeca. Ce sont d’excellents chiffres, mais l’analyse régionale oblige à apporter des nuances.

L’an dernier, le nombre de starters a légèrement diminué en Wallonie. Parmi les nouvelles entreprises, 62 % sont flamandes, 12 % bruxelloises et seulement 23 % wallonnes (3 % indéterminés). Le dynamisme entrepreneurial se mesure au nombre de starters par mille habitants. Bruxelles est en tête (10,9) devant la Flandre (8,9) et la Wallonie qui décroche (6,7).

Mais dans la région-capitale, c’est le taux d’échec qui interpelle. Moins de 64 % des entreprises y fêtent leur cinquième anniversaire. C’est sensiblement moins que dans les deux autres régions. Un autre point négatif est le déséquilibre persistant entre les hommes (59 %) et les femmes (41 %). L’écart ne se réduit pas et les secteurs les plus porteurs, technologiques et innovants, restent très masculins.

Des axes d’amélioration

Ces chiffres appellent, pour l’UCM, quelques observations. Globalement, il est incontestable que le vent est favorable pour l’entrepreneuriat. L’amélioration de la protection sociale des indépendants et la revalorisation de l’initiative privée dans l’opinion publique portent des fruits.

Toutefois, surtout en Wallonie et auprès des jeunes filles, il faut travailler l’esprit d’entreprendre dans les écoles, dès le primaire et jusqu’à la fin des études supérieures. Tout le monde ne doit pas créer son entreprise mais chacun et chacune doit, au moins, envisager l’idée et savoir que c’est possible.

En second lieu, il faut généraliser l’accompagnement des porteurs de projet, depuis le moment où ils ont l’idée de leur entreprise jusqu’aux premiers mois de fonctionnement. Le regard d’un expert en création permet d’éviter les erreurs classiques, de s’y retrouver dans les obligations administratives et dans l’éventail des aides publiques disponibles. Un starter sur trois ne demande pas les subsides et le soutien dont il pourrait disposer. J’ajoute qu’il faut rappeler aux nouveaux entrepreneurs l’importance d’intégrer un réseau, de se constituer un carnet d’adresses et de confronter son projet au regard de ses pairs.

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