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Immobilier et Rénovations

L’architecture régénérative : vers un futur où le bâtiment répare la planète

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Dans un monde qui a déjà franchi plusieurs limites planétaires, se contenter de réduire l’impact environnemental des bâtiments ne suffit plus. Pour Sebastian Moreno-Vacca, architecte fondateur d’A2M, l’heure est à l’architecture régénérative.


Sebastian Moreno-Vacca

ARCHITECTE FONDATEUR DE A2M+M2A-AIA, NCARB

Après 25 ans d’expertise, notamment comme pionnier du standard passif, le bureau bruxellois de Sebastian Moreno-Vacca propose une vision radicale : transformer le bâti en un levier de restauration des écosystèmes. « L’objectif n’est plus seulement de diminuer son impact environnemental, mais de produire un impact positif sur le climat, la nature et l’humain », précise-t-il.

L’approche d’A2M repose sur une méthodologie rigoureuse, nourrie par la conception paramétrique et l’intelligence artificielle, qui fait l’objet d’un manifeste en cours d’édition. « Nous concevons nos projets pour demain, en nous basant sur trois piliers », explique notre interlocuteur. Le premier pilier est le Design with Climate : « Cela intègre les phénomènes naturels et les simulations de carbone opérationnel et renouvelable comme outils de création. Cette approche génère une architecture en symbiose avec son contexte actuel et futur. »

L’objectif n’est plus seulement de diminuer son impact environnemental, mais de produire un impact positif sur le climat, la nature et l’humain.

Une « contamination » positive

Le deuxième pilier, le Design with Nature, envisage le bâtiment comme une « banque de matériaux ». « Grâce au réemploi et aux matériaux biosourcés, l’architecture s’inscrit dans un cycle de vie allongé. En gérant l’eau sur site et en réintégrant des biotopes au projet, celui-ci devient un refuge pour la biodiversité.  » Enfin, le  Design with People  «  replace l’humain au centre. À travers la création d’espaces mutualisés – coworking, zones culturelles ouvertes -, l’architecture redevient un vecteur de lien social et d’inclusion. »

La rénovation du siège d’ING Belgium à Bruxelles illustre la pertinence économique de ce modèle. « Ce bâtiment classé de 1964 a vu sa consommation énergétique chuter de 84 % », détaille Sebastian Moreno-Vacca. Plus frappant encore : le coût des travaux a été 30 % inférieur à une rénovation standard, pour une économie de fonctionnement à sept chiffres par an. Face au milliard et demi de bâtiments existant sur terre, l’architecte reconnaît l’immensité du défi. «  Dans un monde désormais fluctuant, chaque projet régénératif est néanmoins une ‘contamination positive’, une étape nécessaire pour faire basculer le système global vers plus de robustesse et de résilience », conclut-il.

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