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Immobilier et Rénovations

Transformer l’existant pour en amplifier la valeur : le nouvel impératif de l’architecture urbaine

En collaboration avec
© PHOTO : IMPRIMERIE DE LA BANQUE NATIONALE © DDS+
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© PHOTO : IMPRIMERIE DE LA BANQUE NATIONALE © DDS+

Dans le secteur immobilier, la transformation de l’existant s’impose comme un levier stratégique fondé sur l’analyse et la comparaison des options. Rencontre avec Lilia Poptcheva et Didier Peremans, Partners au sein du bureau d’architecture DDS+, qui nous livrent leur vision d’une valorisation de l’existant conjuguant économie circulaire, mixité sociale et innovation technique.


Lilia Poptcheva

PARTNER AU SEIN DU BUREAU D’ARCHITECTURE DDS+


Didier Peremans

PARTNER AU SEIN DU BUREAU D’ARCHITECTURE DDS+

Pour Lilia Poptcheva et Didier Peremans, le bâtiment de demain est déjà là. À travers ses projets menés dans les trois régions du pays et au Luxembourg, le bureau DDS+ s’est imposé comme un expert de la gestion de la complexité urbaine. « Nous accompagnons nos clients dans cette dynamique de transformation du bâti ; nous les aidons à analyser le potentiel du bâtiment afin d’identifier les scénarios possibles et à structurer des décisions éclairées », explique Lilia Poptcheva.

L’héritage comme levier de création

Loin d’être une contrainte, le patrimoine existant est perçu par DDS+ comme un gisement de qualités souvent sous-estimées. Didier Peremans souligne la « générosité » des structures anciennes : « Le bâti existant offre souvent des volumes et des hauteurs sous plafond qui permettent une grande flexibilité. Chaque bâtiment a une identité propre qu’il faut comprendre pour en extraire le meilleur. »

Cette approche s’inscrit dans une logique d’économie circulaire. « Au-delà de la réduction du carbone, il s’agit de réduire l’impact global de la construction.  La transformation ne se limite pas aux murs ; elle touche aux usages », relève Lilia Poptcheva. « Les attentes sociétales évoluent et la redynamisation urbaine implique de mieux connecter les bâtiments à leur quartier, créant une perméabilité entre le bâtiment et l’espace public, au bénéfice de la qualité des usages et de l’attractivité des lieux. »

Nous accompagnons nos clients dans cette dynamique de transformation du bâti ; nous les aidons à analyser le potentiel du bâtiment afin d’identifier les scénarios possibles et à structurer des décisions éclairées.

La mixité, cœur battant des nouveaux projets

L’un des fers de lance de DDS+ est la mixité des fonctions. Finie l’ère des quartiers monofonctionnels. « Aujourd’hui, bureaux, logements, commerces et hôtels cohabitent au sein d’un même ensemble. La rénovation de la Royale Belge illustre cette métamorphose : d’un bâtiment introverti, le projet accueille désormais des usages multiples et des espaces de rencontre  », observe Didier Peremans.

Cette « urbanité intérieure » devient un argument d’attractivité. «  Pour attirer des collaborateurs ou des résidents, la performance énergétique ne suffit plus. Il faut créer des espaces partagés qui redonnent vie à l’immeuble. La même approche a été adoptée pour la transformation de l’imprimerie de la Banque Nationale. Sur le projet OXY, l’enjeu était de comprendre comment le bâtiment pouvait s’ouvrir et devenir un lieu actif à l’échelle du quartier. »

Le projet Loom illustre cette démarche à une autre échelle, en travaillant sur la transformation d’un îlot et l’introduction de pleine terre en cœur d’îlot, renforçant la relation entre bâti, espace ouvert et usages.

© PHOTO : LOOM © DDS+, B-ILD

L’architecte, révélateur du potentiel de la complexité

Transformer un bâtiment pour répondre aux nouveaux usages est un défi technique et administratif. « Pour y répondre, nous nous appuyons sur une approche outillée et transversale. Nos outils d’analyse des caractéristiques des bâtiments existants, de scénarios programmatiques, d’impacts environnementaux nous aident à avoir une lecture claire d’une situation complexe. Concrètement, ils nous permettent d’objectiver les choix et d’accompagner le client vers des décisions pertinentes », précise Lilia Poptcheva.

Dans cet écosystème complexe, l’architecte joue un rôle clé dans la définition de la stratégie du projet. « Il doit arbitrer entre les contraintes et l’ambition du maître d’ouvrage pour créer une réelle plus-value. Un projet est un travail d’équipe. Notre rôle est d’aider le client à trouver le positionnement juste », ajoute Didier Peremans.

Le bâti existant offre souvent des volumes et des hauteurs sous plafond qui permettent une grande flexibilité. Chaque bâtiment a une identité propre qu’il faut comprendre pour en extraire le meilleur.

Offrir une nouvelle vie au bâti

« Le futur de nos villes passera par la conversion de bureaux en logements », estiment les deux partenaires. «  Malgré les contraintes, DDS+ s’attache à maintenir les structures existantes pour répondre à la crise du logement, tout en garantissant la qualité d’usage. »

Didier Peremans conclut : « Il faut comprendre l’essence originelle, voir comment elle a évolué et lui donner une nouvelle valeur. L’objectif est de renforcer la qualité intrinsèque du bâti pour qu’il perdure. Pour DDS+, la transformation du bâti existant ne consiste pas à adapter un bâtiment, mais à révéler la valeur qu’il peut encore produire. C’est cette capacité à comprendre, objectiver et accompagner qui devient aujourd’hui déterminante. »

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