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Opinion

Nous vivons une période de transition

Audrey Lebas – Coordinatrice Relations et partenariats internationaux au Smart City Institute

À l’horizon 2050, plus de trois quarts de la population mondiale vivra en zone urbaine. Ce seul élément suffit à faire comprendre toute l’importance d’une réflexion sur les stratégies à mener pour rendre nos villes plus efficaces et durables en termes de consommation énergétique. Cela implique notamment un aménagement des espaces. Audrey Lebas, Coordinatrice Relations et partenariats internationaux au Smart City Institute (HEC ULiège). 

Les bâtiments constituent bien entendu l’ossature même de la ville. Ils exercent dès lors un impact important sur les émissions de CO2. Toutefois, quand on parle de la décarbonation des villes, de nombreux autres facteurs entrent en jeu : les transports et la logistique urbaine, en lien notamment avec la gestion des déchets et l’acheminement de la nourriture. Il est évident que ces éléments doivent entrer en concordance avec des questions sociales et comportementales.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, on a privilégié l’utilisation massive du béton en ville. À tel point que certaines villes sont aujourd’hui devenues des îlots de chaleur qu’il est préférable d’éviter en période de canicule. En revanche, y ramener de la végétation ou y installer des serres en toitures pour la production d’aliments présenterait un double avantage : contribuer à rafraîchir l’atmosphère et diversifier les fonctions de certains immeubles. 

Les autorités publiques ont un rôle essentiel

La technologie facilite évidemment l’efficacité énergétique. On pense ici entre autres à l’utilisation de meilleurs matériaux isolants, à des systèmes de chauffage plus performants ou encore à l’installation de capteurs qui monitorent les consommations et détectent les déperditions. Au-delà, le secteur du bâtiment doit également s’inscrire dans des démarches comme l’économie circulaire : la réutilisation de matériaux contribue à limiter la consommation de ressources et à réduire les émissions de CO2.

On ne peut pas s’attendre à ce que le secteur de la construction modifie du jour au lendemain des pratiques existant depuis des décennies : les autorités ont un rôle primordial à jouer.

On ne peut cependant pas s’attendre à ce que le secteur de la construction modifie du jour au lendemain des pratiques existant depuis des décennies. À ce stade, rien ne force non plus les propriétaires privés à s’inscrire dans ce type de démarche. Les autorités publiques ont dès lors un rôle important à jouer au niveau de la sensibilisation ou via des incitants financiers.

Nous vivons encore une période de transition : on teste de nouvelles pratiques. Néanmoins, de beaux projets émergent, comme le nouvel écoquartier en cours de construction à Liège ou encore les nouveaux projets de développement du Quartier Nord à Bruxelles, qui intègrent différentes composantes novatrices.

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