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Transmission d’entreprise : l’humain, clé de voûte d’une cession réussie

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Céder son entreprise est une étape charnière. Elle est souvent perçue à tort comme un simple acte financier. Pourtant, pour Pierre-Manuel Trignon, CEO d’Epiiks, la réussite d’une transmission repose avant tout sur l’anticipation et la dimension humaine. Entre la préparation psychologique du dirigeant et la garantie de pérennité de la structure, le passage de relais demande un accompagnement adéquat.

Pour bon nombre d’entrepreneurs, la tête dans le guidon et la passion au cœur, l’idée de transmettre sa société semble lointaine, presque abstraite. « On ne se réveille pas un matin en se disant qu’on va remettre son entreprise », relève Pierre-Manuel Trignon. « Souvent, c’est l’écosystème entourant le dirigeant qui l’aide à ouvrir le champ des possibles. Car l’un des premiers freins est la croyance que l’entreprise n’a pas de valeur. Or, qu’elle génère des millions ou cent mille euros de chiffre d’affaires, chaque structure possède un potentiel de transmission, que ce soit par exemple pour lancer un jeune entrepreneur ou compléter l’offre d’un groupe existant. »

« Au-delà de la valorisation, c’est le facteur humain qui dicte le succès de l’opération », insiste notre interlocuteur. « La transmission ne s’arrête pas à la vente, elle continue bien plus longtemps. » L’enjeu est double : accompagner le dirigeant vers sa nouvelle vie et s’assurer que son entreprise qu’il a bâtie puisse continuer son activité. « Une transition mal préparée, où l’on ne prendrait en compte que les intérêts d’une seule partie, est souvent synonyme d’échec à moyen terme. »

La coordination des experts au service de la continuité

Fort d’un parcours d’entrepreneur de 30 ans, Pierre-Manuel Trignon a fondé Epiiks pour devenir le chef d’orchestre de cette période de mutation qui dure généralement de 8 à 12 mois. Son rôle ? Coordonner les experts – comptables, avocats, évaluateurs, etc. -, tout en gérant les montagnes russes émotionnelles des protagonistes. « Entre l’impatience de conclure et l’envie soudaine de ralentir, le processus est rarement linéaire », relève le CEO.

Connecté au quotidien des chefs d’entreprise – notamment via son activité opérationnelle, son implication dans le comité de direction de la société C. Havelange et un business center pour jeunes entrepreneurs -, Pierre-Manuel Trignon ne se contente pas de théories. « Je ne suis ni comptable ni avocat, mais, pour les avoir vécus personnellement, je comprends les défis des entrepreneurs et je peux aisément me mettre à leur place. »

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