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Levée de fonds : cohérence, structure et vision sont les maîtres-mots

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Pour croître, pas de mystère : une entreprise doit disposer de moyens financiers à la hauteur de ses ambitions. Toutefois, une levée de fonds réussie ne se mesure pas tant aux montants levés qu’à l’alignement des intérêts des fondateurs et investisseurs.

Thomas Daenen

Partner

Beyond Law Firm

D’après Finance Invest Brussels, les levées de fonds en capital-risque ont atteint l’an dernier un montant record dans notre pays, avec un total de quelque 2 milliards d’euros d’investissement injectés dans divers projets. Thomas Daenen, Partner de Beyond Law Firm, explique que « depuis plusieurs années, nous observons un engouement pour le secteur des technologies, qu’il s’agisse de la tech pure, des biotechs ou du digital. Ce mouvement s’est fortement accéléré avec la crise sanitaire, couplé à un emballement des valeurs boursières sur le Nasdaq. On a assisté à un cercle vertueux entre la finance et l’industrie technologique : l’offre de startups en demande d’investissements crée l’offre d’investissement. »

Lors de leur première levée de fonds, trop de startups promettent des choses différentes en fonction de leurs interlocuteurs.

Toutefois, en matière de recherche de levées de fonds, que ce soit pour une startup ou une scale-up déjà en phase de croissance, il ne faut pas laisser de place à l’improvisation. Ainsi, lorsqu’une société s’adresse à des investisseurs, Thomas Daenen recommande que « la startup ou scale-up soit évidemment capable de défendre son business plan et son plan financier, mais également sa vision de l’actionnariat et ses objectifs de revente. »

Transparence et simplicité

Il est nécessaire de bien déterminer le profil des investisseurs les mieux adaptés et de limiter leur nombre. « Cela devient très compliqué lorsque plus de 20 actionnaires sont impliqués dans un projet. Mieux vaut limiter leur nombre et privilégier ceux dont les intérêts sont les plus alignés en termes de timing et de vision du projet d’entreprise », conseille Thomas Daenen. « Il faut donc de la cohérence dans le choix des actionnaires, mais aussi dans ce qu’on présente à ceux-ci. Lors de leur première levée de fonds, trop de startups promettent des choses différentes en fonction de leurs interlocuteurs, comme une représentation au conseil d’administration, des droits économiques privilégiés ou un avantage au niveau des droits de vote. Cela participe à une confusion lorsque tout le monde se retrouve autour de la table. »

Un dernier conseil : faites preuve de simplicité. « On voit parfois des entreprises qui multiplient les ingénieries financières et légales inutiles. Cela nuit à la lisibilité des rapports entre les actionnaires », conclut-il. 

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