La qualité de l’air intérieur est souvent la grande oubliée des stratégies de bien-être au travail. Pourtant, comme le souligne Antoine Geerinckx, Co-fondateur d’Airscan.org, respirer un air sain est à la fois une question de confort et un enjeu de santé publique et de rentabilité économique. Son expertise permet de transformer un environnement invisible en un avantage compétitif mesurable.

Antoine Geerinckx
Co-fondateur
Airscan.org
« Dans un bâtiment où la qualité de l’air est défaillante, la performance des collaborateurs chute de manière spectaculaire, pouvant atteindre une perte d’efficacité de 10 % », relève d’emblée Antoine Geerinckx. « Pour une structure de 100 personnes, c’est l’équivalent du travail de 10 salariés qui s’évapore. À l’inverse, investir dans un environnement sain génère des gains concrets. » Selon des études indépendantes, une meilleure qualité d’air et un confort optimisé augmentent la productivité de chaque employé de quelque 7.500 euros par an.
Airscan met en avant la certification WELL, un standard mondial qui objective ces paramètres : « Les résultats sont impressionnants : les bâtiments certifiés affichent une satisfaction des occupants supérieure de 39 % et une réduction massive de l’absentéisme de 30 %. Le plus grand coût d’une entreprise, ce sont ses collaborateurs », rappelle-t-il. « Ignorer cet aspect, c’est se priver d’un levier RH puissant, d’autant que la qualité de l’environnement est l’argument clé pour encourager le retour au bureau en période post-pandémie. »
Dans un bâtiment où la qualité de l’air est défaillante, la performance des collaborateurs chute de manière spectaculaire, pouvant atteindre une perte d’efficacité de 10 %.
Mesurer, aérer, purifier
Au-delà de l’aspect humain, l’enjeu devient réglementaire. La Belgique fait figure de pionnière : dès 2027, une obligation légale imposera aux responsables d’espaces publics – bureaux, restaurants, bibliothèques, etc. – de garantir la qualité de l’air. « Airscan rend visible l’invisible », s’enthousiasme Antoine Geerinckx. « Pour ce faire, nous déployons des systèmes de monitoring par capteurs afin de récolter des données précises et de piloter les installations. »
La méthode repose sur un triptyque : mesurer pour comprendre, aérer pour renouveler et, si nécessaire, purifier. « Dans les zones urbaines polluées, la ventilation ne suffit parfois plus. L’installation de purificateurs permet alors de filtrer les particules fines et les virus, traitant jusqu’à trois fois le volume d’air d’une pièce en une heure », complète l’expert. Il conclut en déclarant que « la certification WELL augmente la valeur immobilière et locative d’un bâtiment de 4 à 7 %, tout en remplissant environ 50 % des exigences de reporting ESG. »