Les politiques de formation font face à plusieurs défis nécessitant une approche moderne et flexible.
Pour 2025, trois éléments-clés sont à souligner en matière de ressources humaines, comme l’explique Thierry Devillez, Directeur Wallonie-Bruxelles chez Federgon : « Premièrement, la compétitivité et la productivité. La Belgique est en baisse de productivité, le défi est donc de disposer des compétences permettant à l’entreprise de produire et de dispenser ses services de la manière la plus efficiente possible. Deuxièmement, l’automatisation et l’IA ont un impact sur l’obsolescence des métiers et des compétences, mais aussi sur les méthodes et les outils de formation. Troisièmement, l’impact des stratégies ESG, avec la décarbonisation de l’Europe et donc la nécessité de compétences évolutives avec de nouveaux métiers. »
L’automatisation et l’IA ont un impact sur l’obsolescence des métiers et des compétences, mais aussi sur les méthodes et les outils de formation.
Parallèlement, la génération Y s’attend à un plus large éventail d’expériences en entreprise. « Cette génération a une conception beaucoup moins rigide de la carrière et des compétences qui y sont associées, et donc des modalités d’acquisition de ces compétences. L’émergence de l’IA permet de flexibiliser la formation des collaborateurs, ces mêmes citoyens pouvant devenir socialement responsables de leur employabilité et de leur projet de compétences », souligne Th. Devillez.
Le livre blanc publié par Federgon en décembre 2024 se réjouit de certaines mesures en faveur de la formation, mais relève aussi que les politiques en général restent trop peu efficaces : « Certains niveaux de pouvoir ont une approche beaucoup trop centrée sur 04 10 La digitalisation des RH Pour améliorer la qualité de vie au travail. fr.planet-business.be Des plantes au bureau pour un bien-être accru des employés. Employer branding Attirer les bons talents, c’est une chose. Les fidéliser, c’en est une autre. Les ressources humaines, entre enjeux et évolutions Les politiques de formation font face à plusieurs défi s nécessitant une approche moderne et flexible. Texte : Olivier Clinckart Introduction Chaque licenciement devrait donner lieu à une transition douce et progressive d’un emploi à l’autre. la comptabilisation d’heures et de jours, et conçoivent la formation comme une obligation dans le chef de l’employeur. La région fl amande a une approche beaucoup plus moderne et développe des concepts tels que la trajectoire de formation, le trajet de transition, l’apprentissage tout au long de la vie… »
Chaque licenciement devrait donner lieu à une transition douce et progressive d’un emploi à l’autre.
Quant à la proposition pour un employé prestant un préavis d’activer cette période (jusqu’à ⅓) dans des actions de reconversion et de formation, « cela démontre notre approche positive en termes de trajectoire professionnelle. Chaque licenciement devrait donner lieu à une transition douce et progressive d’un emploi à l’autre, en investissant dans les compétences du travailleur », conclut Thierry Devillez.