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Transformation digitale

E-Commerce : fuir l’impulsivité au profit d’une véritable stratégie

En matière de vente en ligne, les commerçants belges accusent un retard certain par rapport à leurs voisins : plus de 50 % des consommateurs belges se tournent vers des sites étrangers pour réaliser leurs achats. Apparu parfois comme une bouée de sauvetage lors de la crise sanitaire pour les commerces contraints de fermer leurs portes, le commerce en ligne ne s’improvise cependant pas.

Maxime Gilbert Administrateur
WiMakeIT

D’emblée, analyse Maxime Gilbert, Administrateur de WiMakeIT, « l’outil e-commerce reste trop souvent le parent pauvre du système informatique. Nombre d’entreprises estiment normal de consacrer 40.000 € pour refaire la façade d’un magasin physique, mais rechignent à consacrer un budget de 20.000 € à la création d’un site d’e-commerce ; la conception d’un site e-commerce abouti requiert un réel investissement financier et humain. »

L’e-commerce réclame de mener une réflexion stratégique sur le moyen et le long terme. Réagir de façon épidermique lorsqu’un concurrent vient de lancer sa propre e-boutique n’est pas un motif suffisant : « Pour prendre des parts de marché, il faut arriver à se différencier en termes de produits, de prix, de services clients ou de disponibilité. » 

« Cette différenciation est d’autant plus essentielle que l’offre sur internet devient aussi de plus en plus étoffée, y compris avec des mastodontes comme Amazon ou eBay. Sans stratégie et sans marketing, c’est compliqué ! » 

À chaque canal ses avantages

Notre interlocuteur recommande aussi une approche multicanale. « À l’heure actuelle, les réseaux sociaux, les places de marché et les sites e-commerce propres constituent de véritables piliers. Chacun présente ses avantages. Un réseau social est ainsi plus favorable à la vente de produits tels que des vêtements ; les achats impulsifs y sont plus nombreux. »

Pour prendre des parts de marché, il faut arriver à se différencier en termes de produits, de prix, de services clients ou de disponibilité.

« Les places de marché apportent, elles, une solution à moindre investissement mais aux commissions plus élevées. Les sites propres permettent quant à eux de construire une véritable identité et de proposer une expérience utilisateur optimisée. »

Autre conseil : réfléchir aux interconnexions avec vos systèmes informatiques actuels. « Certaines solutions de sites e-commerce, comme Magento, permettent de s’interfacer avec les réseaux sociaux, les places de marché et les outils informatiques internes de l’entreprise. Il est crucial de réfléchir à ces besoins fonctionnels lors du lancement d’un projet de création de site e-commerce », conclut Maxime Gilbert. 

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