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Transition énergétique

Biométhanisation : la mutualisation des intrants, une solution optimale

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Leader de la biométhanisation en Wallonie, Walvert propose une solution clé en main pour les agriculteurs et les entreprises. Comme en témoigne Jonathan Blondeel, Directeur général, elle s’adresse aux entreprises de toutes tailles. 

Jonathan Blondeel

Directeur général

Walvert

En quoi consiste le processus de biométhanisation ?

Jonathan Blondeel : « Il consiste à traiter tous les biodéchets et toutes les matières dégradables. Il s’agit notamment de déchets ou sous-produits issus du milieu agricole de brasseries ou de l’industrie agroalimentaire. Le processus est similaire à la digestion naturelle de bactéries dans l’estomac d’une vache, où la matière se dégrade naturellement. L’objectif est de capter, dans des grandes cuves, la production de biogaz à la suite de cette digestion, notamment le méthane. Cette solution permet aux entreprises d’atteindre la neutralité carbone. »

Quelle est sa part dans le mix énergétique ?

J. B. : « En Belgique, la biométhanisation (biogaz) occupe une place encore relativement faible, de l’ordre de 2 %, un pourcentage similaire à celui des éoliennes il y a une quinzaine d’années. Cette croissance encore très timide s’explique par le fait que seules les grandes fermes ou les grandes entreprises produisant beaucoup de déchets ont leur propre unité de biométhanisation. Les plus petites exploitations agricoles ou industrielles n’ont pas suffisamment de sous-produits ou de déchets pour disposer d’unités de biométhanisation. De plus, il faut différents types de déchets pour que leur dégradation s’opère de façon optimale dans ces unités. En conséquence, certaines entreprises agroalimentaires ont malheureusement encore souvent le réflexe de recourir aux incinérateurs. »

Quelle solution proposez-vous dès lors ?

J. B. : « Notre mission est de regrouper les sous-produits et déchets industriels biodégradables et agricoles pour atteindre une taille critique suffisante et la recette biologique la plus optimale possible pour leur dégradation. Il faut évidemment une quantité économiquement rentable pour faire tourner une station de biométhanisation. De leur côté, les entreprises qui nous sollicitent recherchent à valoriser leurs déchets et à obtenir une énergie moins chère et stable – biogaz, biométhane, électricité, chaleur, etc. -, ce qui est le cas puisqu’elles ont des déchets toute l’année. Nous leur proposons un véritable service à la carte. »

C’est-à-dire ?

J. B. : « Selon les besoins, nous nous chargeons des pré-études, des études de faisabilité, des autorisations de permis, du financement, de la conception, de la construction et de l’exploitation des unités de biométhanisation. La formule la plus sollicitée est la prise en charge de A à Z, avec une gestion totale de l’unité. C’est d’autant plus compréhensible qu’il y a quotidiennement des déchets à traiter et que les équipements de l’unité de biométhanisation exigent un entretien constant. Nous pouvons aussi nous charger de trouver un terrain à proximité d’une entreprise pour installer l’unité et en devenir propriétaire, ou proposer devenir coactionnaire de l’unité. Nos solutions sont très flexibles. »

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