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Transition Énergétique

Bureaux « green » : le paradoxe d’un marché qui peine à bouger

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Le bureau de demain est déjà là. Plus performant énergétiquement, moins gourmand en charges, plus confortable et mieux adapté aux nouvelles attentes environnementales. Malgré un loyer généralement supérieur, les économies d’énergie et de charges réduisent l’écart de coût global avec les immeubles plus anciens. Sur papier, l’équation peut donc être séduisante et elle doit l’être. Pourtant, les entreprises ne déménagent pas autant qu’attendu.

Olivier Verstraeten

CEO DE HENDRIX ENTREPRISE

« Nous observons ce phénomène aussi bien auprès des PME que des entreprises de plus grande taille », constate Olivier Verstraeten, CEO de Hendrix Entreprise. « La qualité des nouveaux projets n’est pas remise en question. C’est plutôt le coût global du changement qui freine les décisions. » Car quitter ses bureaux implique bien davantage qu’un nouveau loyer : travaux d’aménagement, mobilier, informatique, déménagement, éventuelle double occupation, mais aussi mobilisation des équipes et changement des habitudes de mobilité. Face à cette addition, rester dans un bâtiment connu et déjà amorti conserve de sérieux arguments dans une réalité économique de plus en plus incertaine.

Chez Hendrix Entreprise, notre rôle est de récolter des informations claires de comparaison afin d’encourager cette transition. D’autant que les propriétaires ne restent pas passifs. Lorsqu’un locataire envisage un départ, renégocier le bail ou investir dans l’immeuble existant peut devenir une solution avantageuse pour les deux parties.

Nous observons ce phénomène aussi bien auprès des PME que des entreprises de plus grande taille.

« Le principal concurrent d’un immeuble neuf est souvent simplement le bâtiment dans lequel l’entreprise est déjà installée. » Les entreprises qui franchissent le pas sont dès lors souvent celles qui disposent d’une motivation supplémentaire : objectifs ESG, contraintes réglementaires, politique de groupe, image ou attractivité auprès des collaborateurs. Par évidence, les banques, assurances, secrétariats social, multinationales, sociétés énergétiques, EU et partenaires satellites….sont parmi les bons exemples. Pour les PME, par contre, le marché se retrouve face à un paradoxe  : jamais les nouveaux bureaux n’ont offert autant de performances et de confort, mais cela ne suffit pas toujours à provoquer le déménagement.

Une réalité qui pose une autre question : la transition environnementale du marché des bureaux passera-t-elle essentiellement par le neuf, ou devra-t-elle surtout réussir à transformer le parc existant ?

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